Un train hyperloop testé dans le Limousin

En 2013, le fondateur de Tesla et de SpaceX, Elon Musk, a annoncé son idée inspirée par Jules Verne pour un train à grande vitesse : un hyperloop permettant aux humains de se déplacer à 1000 kilomètres par heure. Cinq ans plus tard, TransPod, une start-up canadienne, vise la France et n’est qu’une poignée de papiers pour s’installer.

Située dans le Limousin, la ville de 360 habitants, Droux a accueilli TransPod dans sa ville. Les entrepreneurs locaux et les élus ont tendu la main à TransPod et proposé leur ville comme terrain d’essai, peut-être parce qu’Emmanuel Macron, venait de mettre fin aux projets de liaison ferroviaire à grande vitesse vers Limousine, la ville la plus proche de Droux, située à 50 km.

Un vrai challenge pour le maire de Limousine

Ce projet d’hyperloop a commencé par un défi : pourquoi notre région ne devrait-elle pas être porteuse d’un projet innovant à l’échelle mondiale ? A déclaré Vincent Léonie, adjoint au maire de Limousine et président de l’Association Hyperloop Limousine.

Droux investit très peu pour un gros gain. En fait, Droux n’est pas obligé d’investir, le projet de 25 millions d’euros étant entièrement financé par des investisseurs privés. Les défenseurs locaux du projet pensent que Droux et Limousine recevront des contrats de construction locaux pour les travaux structurels, attireront des touristes et créeront des emplois pour la sécurité, l’accueil et le logement, alors que des scientifiques et des ingénieurs viendront dans la région. Certains habitants s’inquiètent toutefois de la pollution visuelle et sonore. TransPod effectuera un test de 5 semaines pour déterminer les effets environnementaux du site de test.

L’ambition de Transpod

Sébastien Gendron, PDG et cofondateur de TransPod, veut créer quelque chose qui permette aux humains de voyager sur Terre à la vitesse d’un avion avec la fluidité d’un métro.

La longueur de la piste sera de 3 km, ce qui en fait la plus grande au monde. L’hyperloop sera monté sur des pylônes et construit le long d’une ancienne voie de chemin de fer que le conseil municipal à mis à leur disposition gratuitement. Le permis de construire était déposé le 10 août et sera probablement acquis dès la fin de 2018, et les essais commenceront au début de 2020. Ryan Janzen, un scientifique de TransPod, estime que les premiers 1 000 km sera complets et fonctionnera vers 2030.

La France, à certains égards, est un bon terrain d’essai pour l’hyperloop. Elle a déjà un système de transport à grande vitesse, le TGV, qui a déjà atteint une vitesse record de 550 Km/h (bien que pour le transport de passagers il passe à 300 Km/h). Au Nevada, le train d’essais de Virgin Hyperloop n’a atteint que 380 km/h. Les sociétés qui testent des hyperloops aux États-Unis pourraient être confrontées à des difficultés juridiques puisque la loi fédérale limite la vitesse des trains de voyageurs à 100 Km/h.

Les relations de Hyperloop Transportation Technologies avec la France

Ce n’est pas la première incursion de la France à devenir un terrain d’essai pour un train à grande vitesse. La société Hyperloop Transportation Technologies, basée à Los Angeles, s’est également installée en France en installant deux pistes d’essais et un centre de recherche sur une ancienne base militaire à Toulouse. Les autorités locales leur ont donné la permission d’y travailler avec un bail de 40 ans gratuit en échange de la remise en état et de la dépollution de l’espace, y compris la suppression des bombes restantes de la Seconde Guerre mondiale. La construction du tube de l’hyperloop a commencé en mai. Hyperloop Transportation Technologies a également des projets à Abu Dhabi, où elle espère ouvrir en 2020 la première piste hyperloop fonctionnelle de 10 Km.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *